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Musique classique et opéra par Classissima

Jean Sibelius

vendredi 26 mai 2017


Classiquenews.com - Articles

18 mai

Le National de Lille joue Gorki, Sibelius, et Poulenc avec Jean Rondeau

Classiquenews.com - Articles LILLE. National de Lille, Jean Rondeau les 18,19 mai 2017. Jean Rondeau, récente vedette parmi les jeunes claveciniste français interprète Poulenc (Concerto champêtre, dans l’esprit de Watteau) au Nouveau Siècle de Lille, formidable écrin pour le concert et l’opéra (comme récemment une nouvelle production des Pêcheurs de perles l’a démontré / sous la direction d’Alexandre Bloch le 10 mai dernier). Après sa Victoire de la musique classique – Révélation Instrumentale – reçue justement à Lille en 2015, Jean Rondeau revient deux ans plus tard au Nouveau Siècle, ce soir et demain, 18 et 19 mai, avec l’Orchestre national de Lille sous la direction du chef polonais Michal Nesterowicz. GORECKI, POULENC, SIBELIUS. Au programme d’abord d’Henryk Mikołaj Górecki (1933-2010), Trois pièces dans le style ancien. Nous sommes en 1963. Henryk Górecki est un jeune compositeur, à la recherche de son style. A l’instar de son compatriote Krzystof Penderecki, Górecki est séduit par les expérimentations d’Europe de l’Ouest. La découverte du folklore polonais transparaît ici dans l’utilisation d’une vieille chanson de mariage du 16ème siècle utilisée dans la troisième pièce. Ecrites pour orchestre à cordes, les Trois pièces dans le style ancien posent les bases d’un minimalisme dont Arvo Pärt se fera le héraut dans la décennie à venir. Puis surtout, clou du concert, de Francis Poulenc (1899-1963) : le néo classique / néo baroque Concert champêtre. La rencontre en 1923 avec Wanda Landowska permet au jeune Francis Poulenc de redécouvrir la musique ancienne, et c’est à l’instigation de la musicienne,- pionnière dans la redecouverte du Clavecin, qu’il décide d’écrire une oeuvre pour clavecin et orchestre. Le mot “Concert champêtre” recouvre deux significations possibles. D’une part, il s’agit d’un hommage concret à Landowska puisque Poulenc, citadin impertinent, venait lui rendre visite dans sa propriété de Saint-Leu-La-Forêt à 35 kilomètres de Paris . D’autre part, Poulenc escomptait tracer, en musique, un “parc à la francaise”, à la manière d’un tableau galant de Watteau. Poulenc renoue avec l’esprit d’un pastiche de Händel ou Scarlatti, mais avec une sensibilité toute moderne. On y relève des harmonies inattendues, des clins d’oeil ironiques, parfois de grandes mélodies populaires, qui, plus que dans un bois champêtre, donnent l’impression qu’on se trouve sur un grand boulevard parisien ! “J’ai vraiment mis dans mon Concert champêtre tout mon sang, le meilleur : si on ne l’aime pas, on ne peut pas m’aimer ! ” disait le compositeur . sur les traces du peintre. Très Watteau, Poulenc ressuscite l’art de la nostalgie en teintes raffinées particulièrement chaudes et vaporeuses qui son style plus pointilliste que vraiment brumeux et atmosphérique renouvelle d’une manière très personnelle. Enfin l’orchestre national de Lille “ose” de Jean Sibelius (1865-1957), lrrepressible sensualité panthéiste de la Symphonie n°1 en mi mineur op.39. C’est le dernier portrait de l’artiste en jeune homme : en 1899, Sibelius a 34 ans. Il est déjà célèbre dans son pays, la Finlande, encore sous le joug de la Russie. L’enjeu de cette première symphonie est double : écrire une oeuvre sans programme littéraire ni descriptif et s’affronter à une forme qui pourrait lui apporter la célébrité à l’étranger. Le critique anglais Enrest Newman écrira ainsi en 1905 : “Je n’ai jamais entendu une oeuvre qui m’ait transporté aussi loin de l’Europe de l’Ouest. Chaque page de [cette Symphonie n°1] respire une autre manière de penser, une autre manière de vivre, voire même un autre paysage que le nôtre”. De fait avec Richard Strauss et Gustav. MAHLER, sibelius est bien le plus grand symphoniste de la première moitié du XX ème, celui dont l’écriture interroge le plan et la finalité du matériau formel. LILLE Auditorium du Nouveau Siècle Jeudi 18 et Vendredi 19 mai 2017 à 20h Tarifs de 5 à 10€ Billetterie et renseignements : 03 20 12 82 40 www.onlille.com AU PROGRAMME : GÓRECKI : Trois Pièces dans le style ancien POULENC: Concert champêtre, pour clavecin SIBELIUS: Symphonie n°1 Direction: Michal Nesterowicz Clavecin: Jean Rondeau PROGRAMME EN TOURNÉE : LYON Auditorium Maurice Ravel Samedi 20 MAI 18h Dans le cadre des formations invitées par l’Orchestre National de Lyon Informations et réservations au 04 78 95 95 95 – www.auditorium-lyon.com

Carnets sur sol

18 mai

Oops! They Did It Again – Gossec par Oramo

Sous ce titre élégant qui soulignera avec subtilité l'étendue de ma culture générale, je voulais encore une fois témoigner de mon émerveillement devant la plasticité stylistique d'orchestres inattendues, et comme la dernière fois , l'incroyable maîtrise du baroque et du classicisme français par l'Yleisradion Sinfoniaorkesteri (Orchestre de la Radio Finlandaise). J'avais déjà loué leur LULLY, mais c'était sous la tutelle experte de Paul Agnew, et avec une pièce assez célèbre que les musiciens pouvaient éventuellement avoir de l'oreille, le grand monologue de l'acte II d'Armide . Cette fois, c'est tout de bon cet oratorio-chouchou de Gossec, que j'écoute abondamment ces temps-ci en capitalisant sur le malheur des peuples et les espoirs des innocents mystifiés par les démagogues. C'est mal, j'en conviens, et très agréable néanmoins. Un peu comme le truc que Proust fait dans son cabinet privé au début de la Recherche. (Second point culture générale et élégance.) Surtout, c'est ici Sakari Oramo, le grand violoniste qui joue Heininen, Kurtág ou Hakola, le grand chef qui enregistre les meilleurs Sibelius possibles et de fort honorables Nielsen … Pas du tout formé, ni peut-être sensible à ce répertoire, pourrait-on croire naïvement. Hé bien, voici : [[]] « Suite » du Triomphe de la République, intégrant tout simplement les danses de la réjouissance finale. Capté le 23 octobre 2009 dans la salle Tapiola d'Espoo – seconde ville du pays, tout près à l'Ouest de Helsinki où réside l'orchestre. Tout aussi exact que la (remarquable) version Fasolis, la seule au disque ; il y a là un surcroît de facilité, un brin de distance, de pureté très classique… certes, un rien régulier dans certaines articulation, mais aussi un sens de la danse, de l'élévation, du grand style, absolument fascinants. Et quand le hautbois s'encanaille, quand le violon solo se répand en diminutions « populaires », quand la clarinette s'acidifie dans sa mélodie poétique ou quand les musiciens s'abandonnent au fil des danses, quelle expérience ! Très différent du disque des Barocchisti : timbres moins chaleureux, mais aussi cohésion sans comparaison, le résultat est extraordinaire. Outre la maîtrise formelle des agréments (réalisation des tremblements) et ornements (variations sur les mélodies écrites), on est frappé par le sentiment de cette musique, la façon de jouer différemment la même phrase répétée – sans recourir à des expédients du genre « fort puis doux » évidemment, quelque chose de très subtil, d'à peine perceptible. À l'exemple de mon discret humour d'aujourd'hui. Pour avoir entendu régulièrement du Rameau massacré par l'indifférence aux particularités d'articulation et d'équilibre de grands chefs (spécialistes ou non) devant de grands orchestres (Philharmonique de Berlin, Symphonique de Londres…), pour ne rien dire de Gluck, Haydn et Mozart qui ne sont toujours traités avec le respect qu'ils méritent… cette réussite est totalement inattendue et témoigne d'une intégration sans précédent des pratiques musicologiques informées dans les orchestres symphoniques constitués. Processus en cours, mais la Radio Finlandaise mène incontestablement la danse, et Oramo conduit cela avec une conscience stylistique digne des grands spécialistes – Rattle joue par exemple très bien le Mozart « HIP », mais son Bach et son Rameau restent tout à fait romantiques. Jugez-nous sur nos actes et pas sur nos états de service, en somme. Et (le Triomphe de) la République a encore vaincu. -- Pour plus d'histoires d'orchestres, voyez les douze orchestres des deux Francfort ou les onze de Berlin , en attendant les Néerlandais (en cours) et bien sûr les Londoniens, cité la plus pourvue au monde en matière d'orchestres. Sinon, amateurs de musique française pré-1800, du style classique européen, des arts de la période révolutionnaire ou encore de la pompe républicaine d'aujourd'hui (ou glottophiles pro-Guillemette Laurens), écoutez le disque paru chez Chandos (I Barocchisti / Diego Fasolis), vraiment.






Carnets sur sol

30 avril

Mai : белые ночы

Ce n'est pas pour rien que je posais la question le mois dernier … Pris dans la préparation d'autres notules plus substantielles, je me trouve au 30 avril sans même avoir fini de rédiger le bilan du mois écoulé… Je tâcherai de publier un programme / récapitulatif plus complet, devant le nombre de réactions qui me suggéraient vivement de ne pas abandonner. Mais pour l'heure, en urgence, voici quelques dates que je vous sélectionne pour mai. Je commence par le plus important, toute subjectivité bue. ► Début de la série des muthes arrangés par Ritsos à l'Athénée à partir du 3 mai. On débute très fort avec Ismène sur une musique original du maître de la musique monophonématique, Georges Aperghis ! Phèdre la semaine suivante, puis Ajax. (Autres musiques.) ► Saison faste des récitals de fin d'année du CNSM, où il y aura quantité de pépites à glaner : chefs de chant de la classe d'Erika Guiomar le 4, improvisation (Zygel) le 5, duo Perbost-Ambroselli dans Schubert-Wolf-Fauré-Debussy à Soubise le 6, ensembles vocaux le 9, classe de lied & mélodie de Jeff Cohen les 10 et 11 (programmes différents, toujours un grand moment de découverte de très haut vol – Camarinha et Dreisig y ont donné des récitals mémorables), le Trio Sōra dans le Trio de Chausson (où elles sont miraculeuses !) et celui de Ravel au Musée Henner le 11 (également à Villercerf le 27, avec le n°2 de Kagel en prime), classe d'accompagnement vocal d'Anne Le Bozec (autre temps fort) avec Wagner, Rheinberger, Brahms,Bizet, d'Indy, Duparc, Fauré, Massenet… le 19, salle Turenne aux Invalides et le 20 au CNSM. ► Ce qui plaît aux hommes, court opéra comique de Léo Delibes, est donné pour une seule date, le 17 mai, au Théâtre Trévise par les Frivolités Parisiennes – je peux garantir la qualité musicale, au niveau des plus grands (mais mieux qu'eux lorsqu'ils abordent ce répertoire). Vocalement et scéniquement, c'est en général excellentissime aussi – des artistes dont on n'entend pas parler beaucoup sur les grands circuits, mais qui sont souvent meilleurs, je dois dire… ► Mélodies très rares le 18 mai au Petit-Palais : Nadia Boulanger, Caplet, Saint-Saëns, Séverac, Chausson, Franck, Greif (et Debussy et Ravel, quand même) par le baryton Romain Dayez. En revanche, c'est à 12h30, il faut travailler au bon endroit et avoir une longue pause au bon moment… (Ces concerts du midi, très prisés, restent un mystère pour moi… c'est parce que c'est plus commode à organiser que le soir, ou il y a vraiment des gens qui peuvent y aller ? La seule fois où j'ai pu le faire, cela dit, c'était assez plein… et uniquement de retraités, évidemment.) ► Médée de Charpentier en version scénique par les spécialistes de Toronto, à l'Opéra Royal de Versailles, à partir du 19. ► Venue de l'Orchestre de la BBC du Pays de Galles avec James Ehnes en prime (probablement le meilleur violoniste actuel, techniquement, et le style n'est pas en reste…). Une formation qui ne vient jamais en Fance. Le 19 mai, dans la nouvelle Seine Musicale de l'Île Seguin, pour la Cinquième de Sibelius et le Premier Concerto de Chostakovitch, dirigée par Søndergård. Et aussi : ● Le 4, programme Debussy / Ravel / Satie / Schönberg / Cage au centre Pompidou, gratuit (sous réserve d'une entrée au musée, peut-être, à vérifier). ● Le 4, Maîtrise de Radio-France dans Schubert et Schumann. ● Le 4, programme le plus hétéroclite de l'année : Véronique Gens dans des extraits des Illuminations de Britten, un air d'Iphigénie en Tauride de Gluck, un arrangement de Vers la Flamme de Scriabine pour ensemble, la symphonie Casa del Diavolo de Boccherini, les variations Tallis de Vaughan Williams et Ramifications de Ligeti ! Que de très belles choses, au demeurant. ● Le 12, programme Cage-Beethoven au Louvre. ● Le 13, l'Octuor à cordes de Bruch (et Florence de Tchaïkovski) à la Maison de la Radio, par des membres de l'ONF. ● Le 13 à Soubise, les Épigraphes Antiques de Debussy pour quintette à vent et le Quatuor Américain (arrangé) de Dvořák. ● Le 13 au Châteaud d'Écouen, Tafelmusik de Telemann dans un cadre approprié. ● Le 14 au 38 Riv', viole de gambe : Abel, Demachu, Marais, Bach, Cage, Rossé ! ● Le 15 au Théâtre Grévin, airs de Moulinié, Eyck, Caccini et Dowland par Les Ambassadeurs. ● Le 16 aux Invalides, le Requiem de Saint-Saëns, Ouverture Patrie de Bizet, Schicksalslied et Triumphlied de Brahms par l'« Orchestre Symphonique de Paris ». Pas la meilleure musique de leurs auteurs, mais avec ses contraintes thématiques, les Invalides font vraiment de beaux programmes syncrétiques très originaux. ● Le 17 à Soubise le midi, Forqueray, Dornel, Duphly, Rameau, Couperin, par les élèves spécialistes du Conservatoire du VIIe arrondissement. Gratuit. ● Le 20, L'Ange Scellé de Chtchédrine et la Liturgie de saint Jean Chrysosthome de Rachmaninov, deux rares corpus liturgiques russes à la Seine Musicale par Accentus. (C'est un Chtchédrine assez fade, hélas, mais ce peut être intéressant en vrai. J'hésite, il y a Le Bozec au CNSM et Aladdin de Nielsen à la Philharmonie par le Capitole… sans parler du concert sur instruments anciens des Siècles avec du Lalo, du Saint-Saëns, du Dukas, ni du concert iranien aux Abbesses !). ● Le 27, Figure humaine de Poulenc et Sainte Cécile de Britten par le Chœur de Radio-France à la Maison de la Radio. Le chœur s'est enfin assoupli (beaucoup plus de registre mixte, d'allègements, depuis que Sofi Jeannin en a repris la direction), il faudra peut-être que je lui redonne l'occasion d'essayer de me convaincre dans ce répertoire – où je l'ai soigneusement fui depuis des années, après plusieurs expériences assez peu probantes mainte fois relatées dans ces pages. ● Le 30, grands motets de Lalande à la Chapelle Royale de Versailles (ses plus célèbres et pas forcément ses meilleurs). ● Le 30, Lura dans des ballades du Cap-Vert. ● Le 31, programme viennois au TCE par des solistes (issus du Philharmonique de Vienne ?) : Rückert-Lieder de Mahler, Métamorphoses de Strauss, Frühe-Lieder de Berg, Quintette de Mozart, lieder de Schubert. ● Le 31, encore Lalande à la Chapelle Royale, Dumestre avec Šašková, Negri, Auvity, Clayton et Morsch ! Voici une petite moisson pour l'instant ! Il y a d'autres bonnes choses dans les grandes salles, mais vous les avez forcément remarquées (on ne cause que de Fleur de neige ces temps-ci). Si vous aussi, vous souhaitez profiter de l'effet de souffle que produit immanquablement une mention dans la short-list de Carnets sur sol, vous pouvez m'envoyer vos virements bancaires en me contactant par la colonne de gauche. (Photocopies de cartes Visa et Mastercard acceptées.)

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28 avril

Béziers, Th. Sortie OUEST, intégrale des Quatuors de Bartok par les Diotima, les 28 et 29 avril 2017

BEZIERS, Théâtre sortie Ouest , les 28 et 29 avril 2017. Intégrale Bartok / Quatuor Diotima. Concerts, rencontres, lectures : l’intégrale des six Quatuors du compositeur hongrois Béla Bartok par le Quatuor Diotima est l’un des temps forts de la saison musicale à Béziers, en particulier du Théâtre Sortie Ouest qui en accueille la réalisation. CYCLE ESSENTIEL DU XXème siècle. Composé à partir de 1910, et pendant la première moitié du siècle, les 6 Quatuors de Bartok offrent en résonance de leur modernité spécifique un formidable panorama de l’histoire musicale et politique du XX° siècle. Jouer sur deux jours, les 28 et 29 avril 2017, les 6 Quatuors restent une performance que le Quatuor Diotima relève avec un engagement prometteur tant l’écriture de Bartok exige sur le mode chambriste et murmuré mais d’une captivante activité intérieure, écoute collective, profondeur, finesse poétique, précision et synchronisation allusive des gestes accordés. Fondé en 1996, le Quatuor Diotima a vingt ans. Le groupe des quatre instrumentistes cultive depuis ses débuts une sonorité intense et incisive, une écoute particulièrement active dans les œuvres modernes et en création. Bartok est un auteur qui convient idéalement à la sensibilité du Quatuor Diotima, car les auteurs du XX ème sont depuis longtemps leur répertoire de prédilection et donc celui qui leur est le plus familier (avec Bartok, Ravel, Debussy, Janacek constitue un terreau exploré à plusieurs reprises). C’est une base de recherche et d’approfondissement pour une activité qui s’est aussi beaucoup tourné vers l’écriture contemporaine et la création. Le Quatuor Diotima est le partenaire privilégié de nombreux compositeurs majeurs tels que Helmut Lachenmann, Brian Ferneyhough, Toshio Hosokawa et il commande régulièrement de nouvelles pièces à des compositeurs de tous les horizons parmi lesquels Tristan Murail, Alberto Posadas, Gérard Pesson, Rebecca Sanders ou encore Pascal Dusapin. 6 CHEFS D’OEUVRE DU GENRE… Les 6 Quatuors de Bela Bartok sont un monument incontournable dans l’histoire de la musique au XX ème siècle, d’un apport capital même dans la littérature du quatuor moderne. Rien d’équivalent à leur prodigieuse unité et cohérence mais aussi à leur flamboyante invention qui récapitule les différentes vagues esthétiques à l’époque de Bartok. Synthèse post romantique dans le premier Quatuor de 1910. Expressionnisme du Second (1918) dont témoigne l’intensité typiquement bartokienne de son Scherzo axial. Audace et concentration expérimental du Troisième (1927). Clarté et mouvement architectural du Quatrième (1929) dont la forme en arche, disposition concentrique de des 5 mouvements. Tonalisme lumineux du Cinquième (1935), triomphant mais contrastant nettement avec la rupture foudroyante du Sixième (1941). Toujours Bartok recompose les structures, imagine des combinaisons et des enchaînements, façonne des séquences inédites comme simultanément Webern et Varèse cherchent aussi un renouvellement fondamental du langage, quitte à refondre l’idée même de développement formel. Cette exigence se retrouve aussi chez Sibelius mais la régénération de l’écriture chez Bartok passe par une inspiration nouvelle qui puise sa nourriture principale auprès des motifs populaires que le compositeur a décidé de collecter scientifiquement avec la complicité de Kodaly. Ainsi se réalise dans la forge musicale et matricielle d’un Bartok particulièrement créatif, la fusion idéale du savant dans la lignée de Beethoven, et du populaire comme Brahms et Schubert avaient su le réussir avant lui. Mais comme Sibelius, Bartok ajoute une vigilance constante sur la forme, exigence et défis permanents qui en font l’un des architectes de la modernité parmi les plus productifs alors et les plus originaux. Un Septième Quatuor était en projet mais le compositeur n’eut ni le temps ni la santé pour mener à bien son intention. Ainsi le Sixième Quatuor est l’un des ouvrages chambristes les plus impressionnants qui soient. Un défi d’autant plus spectaculaire qu’il exige des interprètes, une implication totale et continue, ce dans le prolongement des cinq précédents tout aussi difficiles. ___________________ Intégrale des QUATUORS DE BARTOK 6 Quatuors par le Quatuor DIOTIMA Vendredi 28 avril et samedi 29 avril 2017 BEZIERS, Théâtre sortie Ouest Vendredi 28 avril à 21h Quatuor à cordes n°1 en la mineur Quatuor à cordes n°3 en do dièse mineur Sz. 85 Quatuor à cordes n°5 en si bémol Sz. 102 Samedi 29 avril à 21h Quatuor à cordes n°2 en la mineur Quatuor à cordes n°4 en ut majeur Quatuor à cordes n°6 en ré majeur Sz. 114 Samedi 29 avril à 11h: Salon de musique Les quatuors de Bartók, une histoire du XXème siècle ____________ RÉSERVEZ VOTRE PLACE https://www.sortieouest.fr Page billetterie en ligne, dédiée à l’intégrale des 6 Quatuors de Bela Bartok par le Quatuor DIOTIMA https://www.billetterie-legie.com/sortieouest/index.php _____________________ Quatuor Diotima Yun Peng Zhao et Constance Ronzatti, violons Franck Chevalier, alto Pierre Morlet, violoncelle Programme : Intégrale des six quatuors à cordes de Béla Bartók (1881-1945) Vendredi 28 avril à 21h Quatuor à cordes n°1 en la mineur Quatuor à cordes n°3 en do dièse mineur Sz. 85 Quatuor à cordes n°5 en si bémol Sz. 102 Samedi 29 avril à 21h Quatuor à cordes n°2 en la mineur Quatuor à cordes n°4 en ut majeur Quatuor à cordes n°6 en ré majeur Sz. 114 Samedi 29 avril à 11h: Salon de musique Les quatuors de Bartók, une histoire du XXème siècle Concert programmé dans le cadre de La Belle Saison La Belle Saison est soutenue par La Sacem, l‘Adami et la Spedidam site Internet : www.la-belle-saison.com Théâtre sortieOuest Domaine départemental de Bayssan Scène conventionnée pour les écritures contemporaines Domaine de Bayssan le Haut 34500 Béziers 04.67.28.37.32 www.sortieouest.fr _________ DOSSIER SPÉCIAL : les 6 Quatuors de Bartok, une odyssée pour cordes (1907-1941) Les 6 Quatuors de Bela Bartok. La période de composition des 6 œuvres couvre un large spectre, accompagnant le compositeur tout au long de son itinéraire stylistique, de 1907 (Quatuor n°1) à janvier 1941(création newyorkaise de 6è Quatuor). Dans le Quatuor n°1, le jeune homme de 27 ans se révèle très habile alchimiste, recyclant les grands germaniques romantiques, Beethoven et aussi Wagner (Tristan) acclimatés à la révélation qu’il fait alors grâce à Kodaly, de la transparence debussyste. En architecte sûr et inspiré, ayant une vision globale de la forme, Bartok adopte une accélération graduelle du tempo à travers les 3 mouvements (Lento – Allegretto – Allegro vivace). Le Quatuor n°2 (1918) reçoit l’expérience de l’opéra : Le Château de Barbe-Bleue, à laquelle le compositeur d’une invention éclectique associe la musique arabe récemment découverte lors de son séjour en Algérie en 1913 (source orientale et africaine présente dans son ballet Le Mandarin merveilleux). Pour finir son Quatuor (Moderato, Allegro, Lento), Bartok adopte un mouvement lent, d’une très grande force suggestive, miroir d’une activité intérieure à la fois irrépressible et mystérieuse. Le lyrisme dans la mouvance du Prince des Bois fusionne aussi avec l’expressionnisme plus direct voire mordant du Mandarin Merveilleux. EN LIRE +

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